Qui de nous, qui de vous
détient la raison la plus profonde, la plus droite,
celle qui ferait loi,
celle qui définirait l’individu social ?
Ce n’est pas à travers des idées dites fécondes
qu’un individu devient plus apte qu’un autre
à satisfaire toutes les attentes.
Nul n’a le droit de se faire juge,
encore moins bourreau,
car nul ne possède la sagesse infuse.
Placez un individu dans une autre société
tribale ou non
et le verdict change.
Alors qui s’arroge le droit
de créer un mode de vie parfait ?
S’il est contesté,
c’est qu’il ne l’est pas.
Pas aux yeux de tous.
Donc oui,
chacun a le droit d’ouvrir sa gueule.
Il n’y a de règles qu’en mathématiques
et en architecture.
Pas en amour.
Pas même en amitié.
Et encore moins dans les affaires.
Là, la seule loi ressemble à celle de la savane :
le prédateur et la proie.
Le quotient, dit-on,
mesurerait une aptitude supérieure à la moyenne
tests spatiaux, langage, abstraction
censés nous distinguer
du primate sous-développé
ou surdéveloppé.
Mais qu’est-ce qui prouve
que ces tests attestent réellement
de ce développement atypique
qui nous séparerait, enfin,
de la proie
ou du prédateur ?