Sommaire

1. Définition du terme
Humanitas est un terme latin qui désigne un idéal culturel et moral de l’Antiquité romaine.
L’humanitas, c’est à la fois :
la culture de l’esprit (éducation, lettres, philosophie),
la qualité humaine (bienveillance, sens moral, respect d’autrui),
et la capacité à vivre en société de manière civilisée.

2. Constat
Nous n’allons pas débattre de la politique menée par Donald Trump, mais partir d’un constat factuel mis en lumière ces derniers mois :
l’Europe dépend de manière excessive des États-Unis pour ses infrastructures numériques stratégiques.
Cette dépendance se manifeste dans des domaines clefs de la vie économique et professionnelle. Les réseaux sociaux professionnels, à commencer par LinkedIn, structurent aujourd’hui une grande partie des carrières, du recrutement et des relations d’affaires européennes, sans qu’aucune alternative continentale d’envergure n’existe réellement. France Travail s’est notamment rapproché de LinkedIn.
De la même manière, le commerce en ligne repose massivement sur Amazon, tandis que l’accès à l’information, la visibilité des entreprises et la découverte de contenus sont largement conditionnés par le moteur de recherche Google.
Ce constat ne relève ni de l’idéologie ni de l’anti-américanisme. Il pose une question de souveraineté numérique, économique et culturelle. Lorsque les outils structurants de l’économie, de l’emploi et de la visibilité professionnelle sont majoritairement conçus, hébergés et gouvernés hors d’Europe, cela limite notre capacité collective à décider de nos propres règles, priorités et modèles.
C’est dans ce contexte que la réflexion autour de solutions numériques européennes, territorialisées et progressives, prend tout son sens. Il ne s’agit pas de rompre avec l’existant, mais de rééquilibrer, d’offrir des alternatives crédibles et de redonner aux territoires et aux acteurs locaux une maîtrise plus directe de leurs outils numériques.
3. Créer un réseau social professionnel
À l’heure où les réseaux sociaux professionnels occupent une place centrale dans les parcours de carrière, le recrutement et la visibilité des entreprises ; Une question s’impose : peut-on réinventer le réseau professionnel à partir d’un territoire ?
Ce projet de création d’un réseau social professionnel ardennais à vocation européenne, pensé d’abord comme un terrain d’expérimentation locale avant une ouverture à la France et au Bénélux, s’inscrit précisément dans cette ambition.
Cependant, le site serait officieusement accessible en France dans le cadre d’un test plus large.
4. Pourquoi créer un nouveau réseau social professionnel ?
Les plateformes existantes, comme LinkedIn, ont démontré l’utilité immense du réseautage numérique. Cependant, elles présentent aussi certaines limites :
une logique très globalisée, parfois déconnectée des réalités locales,
une saturation des contenus, où la visibilité devient un enjeu algorithmique plus qu’humain,
une difficulté à créer des relations professionnelles réellement ancrées dans un territoire,
- un enjeu financier pour les gestionnaires du réseau.
Créer un réseau social professionnel permet de remettre la proximité, la confiance et la coopération au cœur des échanges, tout en conservant les fonctionnalités qui ont fait le succès des grandes plateformes.
En cas de conflit ou de changement politique, à l’image de la situation américaine, la maîtrise resterait entre les mêmes mains.
5. Un ancrage ardennais comme laboratoire
5.1. Un territoire idéal pour tester
Les Ardennes constituent un terrain d’expérimentation pertinent :
tissu économique composé de PME, artisans, indépendants, associations et collectivités,
forte identité territoriale,
besoin de visibilité et de mise en réseau des acteurs locaux.
Le lancement dans les Ardennes permet :
de tester les usages à échelle humaine,
d’observer les comportements réels des utilisateurs,
d’ajuster la plateforme avant un déploiement plus large et officiel.
5.2. Une communauté pilote
Le réseau serait initialement ouvert à :
entrepreneurs et dirigeants locaux,
salariés et cadres,
freelances,
étudiants et jeunes diplômés,
acteurs publics et institutionnels.
Cette diversité favorise des synergies concrètes, bien au-delà du simple échange de contacts.
6. Des fonctionnalités équivalentes aux réseau sociaux
Dans sa première version, le réseau proposerait les mêmes fondamentaux qu’un réseau professionnel classique :
6.1. Profils professionnels
Chaque utilisateur disposerait :
d’un profil détaillé (expériences, formations, compétences),
d’une présentation personnelle,
d’une visibilité maîtrisée selon ses objectifs,
- d’un profil premium possible avec un coût maîtrisé.
Le profil agit comme un CV vivant, mais aussi comme une carte de visite numérique.
6.2. Réseau de connexions
système de relations professionnelles (contacts validés),
possibilité de suivre des profils ou des entreprises,
recommandations et mises en relation.
6.3. Fil d’actualité
publications professionnelles (textes, visuels, annonces),
commentaires et réactions,
partages d’actualités locales et sectorielles.
6.4. Emploi et opportunités
diffusion d’offres d’emploi locales,
recherche de compétences,
opportunités de missions, partenariats ou collaborations.
6.5. Pages entreprises et organisations
présentation des structures locales,
mise en avant de leurs projets,
communication sur leurs recrutements et événements.
7. Une ouverture progressive à la France et au Bénélux
Une fois le modèle validé dans les Ardennes, l’objectif est une extension géographique maîtrisée :
d’abord à l’échelle régionale Grand-Est, et nationale (France),
puis vers le Bénélux, espace naturellement connecté par la mobilité, l’économie et la culture professionnelle,
- et la dernière étape, l’Europe.
Cette ouverture progressive permet :
de conserver une identité territoriale forte,
d’éviter une dilution trop rapide de la communauté,
de créer un réseau interconnecté mais non impersonnel.
8. Une base solide pour des améliorations futures
Le projet est conçu comme une plateforme évolutive, disponible sur ordinateur, tablette et smartphone.
Dans un second temps, des améliorations pourront être ajoutées, par exemple :
outils de mise en relation intelligente locale,
événements professionnels géolocalisés,
valorisation des savoir-faire territoriaux,
indicateurs d’impact économique local,
espaces collaboratifs par métier ou filière.
L’idée n’est pas seulement de copier un modèle existant, mais de poser des fondations solides sur lesquelles bâtir une alternative plus humaine, plus proche et plus utile.
9. Une vision : remettre le réseau au service du territoire
Ce projet de réseau social professionnel ardennais repose sur une conviction forte :
le numérique peut renforcer les liens économiques et humains au lieu de les standardiser.
En partant d’un territoire, en respectant ses acteurs et en s’ouvrant progressivement à l’international de proximité, ce réseau a vocation à devenir un outil de développement professionnel, économique et social, au service des individus comme des entreprises.